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Les éditions FMR-Panama rééditent "la Bibliothèque de Babel", collection dirigée par Jorge Luis Borges. La Pyramide de feu |
Histoire du cachet noir
"Je vois que vous êtes résolument rationaliste, dit la dame. Ne vous ai-je pas dit tout à l'heure que j'ai connu des expériences encore plus terribles ?"
Ici, dès la première phrase, le lecteur est entraîné dans le débat récurrent de bien des histoires fantastiques, celui qui met aux prises le rationaliste sceptique avec le personnage qui est entraîné dans une histoire surnaturelle. L'essence même du fantastique !
Histoire de la poudre blanche
"Je m'appelle Helen Leicester. Mon père, le général Wyn Leicester, officier d'artillerie de valeur a succombé voici cinq ans aux complications d'une maladie..."
Ici encore Machen nous entraîne dans une fausse piste. Mais il crée l'ambiance dont il s'est fait le spécialiste : une petite inquiétude commence à émerger car on parle de mort...
Voilà.
J'en profite pour insister auprès de vous : lisez Arthur Machen.
Je vous ai promis il y a longtemps de chroniquer "Rhésus" d'Héléna Marienské. Je n'ai pas encore eu le temps de le lire, ayant été pris par des tâches plus urgentes, notamment par le retour dans les kiosques de science fiction magazine. Mais je vous le jure je tiendrai ma promesse !
Publié par pelosato à 10:44:38 dans pelosato | Commentaires (0) | Permaliens
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Le Papillon des étoiles Bernard Werber Albin Michel
Je viens de terminer le dernier de Werber.
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Publié par pelosato à 16:06:36 dans pelosato | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par pelosato à 11:47:55 dans pelosato | Commentaires (0) | Permaliens
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Un livre à lire absolument, l'événement littéraire de cet automne : Grande Jonction de Maurice Dantec. Un chef-d'oeuvre d'anticipation basée sur la métaphysique de Duns Scot, un théologien du treizième siècle. De la science fiction philosophique (accessible à tous) qui soulève le problème de l'avenir de l'espèce humaine dans la lutte, non pas entre le bien et le mal telle qu'on la comprend habituellement, mais la lutte entre le collectivisme qui supprime l'individu et l'individuation, chère à Duns Scot justement. Je vais écrire une longue critique de ce livre, à paraître dans le numéro 50 de Sfmag. Je prépare une interview de l'écrivain qui sera également publiée dans le numéro 50 de sfmag (à paraître le 16 décembre). |
Publié par pelosato à 10:56:16 dans pelosato | Commentaires (0) | Permaliens
Je croyais avoir lu le pire en ce qui concerne l'art de l'entame mais non, voici le pire que j'aie jamais lu :
"Sur Clavène, planète minière de type 4, les prospecteurs avaient installé leurs campements aux abords immédiats de l'aire d'atterrissage, sans que les autorités essayent même d'y mettre de l'ordre. Léna s'arrêta au bas des échelons, se demandant si elle n'allait pas immédiatement rembarquer."
L'archétype même de l'entame qui donne envie de ne PAS lire la nouvelle...
On est déjà fatigué à l'idée de s'attaquer à une niaiserie ennuyeuse.
De la SF sans AUCUNE imagination : une planète "minière" SVP, un astronef et un camp de prospecteurs... Aucune originalité.
Où ai-je "déniché" ce magnifique exemple de nullité dans l'entame ? (C'est même pire que l'hélicoptère qui aborda l'île après un virage serré !)
Eh bien dans un concours de nouvelles organisé à l'occasion de la 33e convention nationale française de SF (qui a eu lieu à Bellaing en août 2006)!
Non ?
Si !
Cette entame a intéressé 60 auteurs qui ont poursuivi cette "histoire" sans vergogne après une entame ne manifestant aucun respect pour le lecteur. Et comme l'écrit la délicieuse Lucie Chenu dans l'éditorial du recueil des huit nouvelles sélectionnées, recueil qui constitue le N°4 du fanzine Géante Rouge : "Je vous souhaite autant de plaisir à lire ces textes que leurs auteurs et moi avons eu à parcourir les cieux étrangers de Clavène."
C'est gentil Lulu mais franchement combien franchiront ce gouffre de médiocrité pour poursuivre la lecture (sans parler du tirage confidentiel de Géante Rouge) ?
Et donc je trouve un peu cavalier d'oser demander à des auteurs d'écrire à partir d'un texte aussi cliché et aussi creux. Bravo à eux d'avoir osé affronter la médiocrité pour tenter (peut-être ?) de la contrebalancer par un récit un peu moins niais. Mais qui seront les lecteurs qui oseront aller plus loin que "le bas des échelons" de Léna ?
Publié par pelosato à 16:15:36 dans pelosato | Commentaires (0) | Permaliens