Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

pelosato

Carnets du fandom

Que faire de l'inceste en psychanalyse ? | 15 février 2009

 Un livre à lire :
Les "psy" à l'épreuve de l'inceste
par JenYu Peng chez PUF

Depuis les années 1990, différentes enquêtes convergent pour donner un tableau alarmant des vio­lences incestueuses. De leur côté, bon nombre de « psy » semblent imperméables à ces mises en garde, jusqu'à réduire les révélations de leurs patients en fantasmes, pour mieux les nier, et pas­ser à autre chose. Parce que cela est tout bonnement inaudible, abject, même pour le psy le plus solide. Parce que la victime est la première à le nier pour survivre, et qu'il lui faudra des années de souffrance et de travail pour s'en souvenir et le confier à quelqu'un. Parce que lorsqu'elle se met à parler, dans la plupart des cas, son entourage familial la rejette. Enfin, le déni est si bien répandu dans tout notre système social et juridique, que ceux-là mêmes qui font profession d'écouter leur analysant « sans jugement » et « sans tabou », les « psy » donc, eux aussi font fausse route.

En explorant la complexité du traumatisme de l'inceste, ce livre met à l'épreuve certaines théories psycha­nalytiques (complexe d'œdipe, fantasmes originaires...) et les pratiques qui en découlent. En effet, en pri­vilégiant le fantasme de l'enfant, la théorie œdipienne a fini par escamoter le fait que certains parents pouvaient réellement abuser de leur enfant, œdipe bafoué, meurtri. Et pourtant la psychanalyse peut encore aider les victimes d'inceste réel. À condition de ne pas douter systématiquement de leur récit. Car leur souffrance est indicible, le sentiment de culpabilité écrasant, leur psyché en ruine...

Ce livre offre un dialogue juste et percutant entre la connaissance intime des victimes et la connaissance psychanalytique du traumatisme de l'inceste.

JenYu Peng est docteur en psychopathologie fondamentale et psychanalyse de l'Université Denis-Diderot - Paris VII,

Parution le 18 mars
Collection
Partage du savoir
28 euros - 256 PAGES

ISBN: 978-2-13-057332-6

Publié par pelosato à 18:28:36 dans pelosato | Commentaires (0) |

J'ai interviewé Maurice G. Dantec | 15 février 2009

A l'occasion de la sortie de son roman "Grande Jonction" j'ai eu le plaisir et l'honneur d'interviewer Maurice G. Dantec. Je l'ai fait en tant que directeur de la revue science fiction magazine.
Voici les conclusions de Maurice G. Dantec dans cette interview :

Le Christianisme conçu par Duns Scot nomme la liberté comme principe suprême de la VOLONTÉ, un acte d'une souveraineté absolue, sorte d'analogon de l'indicible volonté/liberté divine. Cette liberté absolue et souveraine ne peut passer que par la grâce, soit l'infini (non numérique-non aristotélicien) qui fonde toute singularité.
Les deux personnages auxquels vous faîtes allusion atteignent la "Révélation" en devenant plus dangereux encore que la flore empoisonnée du Territoire, en même temps qu'ils agiront comme "Médecins du Camp". Ils seront au coeur de l'abomination mais s'ouvriront à la Beauté. Ils découvriront du coup leur propre singularité, ils comprendront ce qui fonde toute singularité, l'infini, et ils deviendront des hommes libres, c'est à dire des hommes prêts à sacrifier leur vie et leur liberté pour une liberté plus grande.
 
Et si vous voulez lire l'intégralité de cette passionnante interview, voici le lien pour l'atteindre sur le site même de l'écrivain :
 
Bonne lecture !

Publié par pelosato à 14:52:41 dans pelosato | Commentaires (0) |

Les "genres" de la SF | 17 janvier 2009

A l'occasion d'un portrait de moi qu'il avait publié, le journal Le Progrès m'avait demandé de "sélectionner" quelques films en fonction des "genres" de la SF.
Voici ce que ça donne :

La science-fiction recouvre de nombreux genres :


-  La fantasy : où la réalité se perd dans des mondes à la
géographie inventée et incertaine.
« Le Seigneur des anneaux »,
Peter Jackson, 2001.
-  Le fantastique : où des phénomènes incompatibles avec
les lois dites « naturelles » viennent perturber le monde réel.
« Le Masque du démon », Mario Bava, 1960.
-  La science-fiction : où dans un monde futur du réel, c'est l'in­
tervention de l'homme qui déclenche des phénomènes para­
normaux.
«Alien», Ridley Scott, 1979.
-  La terreur : où dans le monde réel certains phénomènes
paranormaux provoquent l'horreur ou la peur.
« Dark Water »,
Hideo Nakata, 2003.
- Le gore : où les réactions suscitées sont le dégoût et
parfois le rire, et où le déballage d'intestin et la profusion
d'hémoglobine sont une fin en soit.
« Le Jour des morts-
vivants », George A. Romero, 1985.

 

Pour tout savoir sur le cinéma fantastique et de SF voir mon livre :
"Un siècle de cinéma fantastique et de SF" disponible chez l'éditeur :

http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=6146

Et aussi chez Chapitre.com, amazon.fr, et peut être commandé chez n'importe quel libraire.

Publié par pelosato à 10:55:50 dans pelosato | Commentaires (0) |

L'art de la nouvelle (8) : l'entame chez Howard P. Lovecraft | 02 décembre 2008

Lovecraft (1890-1937) a souvent été appelé le "reclus de Providence" car il a vécu chez sa tante dans cette ville pendant quasiment toute sa vie sauf un séjour à New York après son mariage qui n'a pas duré.
Il n'a écrit que des nouvelles sauf un très court roman "L'Affaire Charles Dexter Ward".
Chez cet écrivain d'horreur, l'entame est très suggestive dès les premiers mots. Jugez vous-même.

Prenons l'exemple du recueil "Night Ocean", publié chez J'ai Lu après Belfond en 1986, qui comprend également "Le Livre de raison" dans lequel l'écrivain donne des conseils pour l'écriture de nouvelles d'horreur et note de nombreux thèmes à traiter. Voici les entames (la première phrase) de cinq nouvelles du recueil.

"Souvenir" commence ainsi :
"La Lune exécrable, déjà sur le déclin, luit faiblement et de ses faibles cornes, fraie un chemin à sa lumière à travers le feuillage mortel des grands upas de la vallée de NIS".

"Nyarlathothep"
"Nyarlathothep... Le chaos rampant... Je suis le dernier... Je parlerai au vide qui m'écoute..."

"Ex Oblivione"
"Quand la fin me paraissait proche, et que les hideux petits riens de l'existence commençaient à me rendre fou comme les gouttes d'eau que les tortionnaires laissent tomber sans fin en un point du corps de leur victime, j'aimais le refuge irisé du sommeil."

"Ce qu'apporte la Lune"
"Je déteste la Lune - j'en ai peur. Quand elle brille sur certaines scènes qui nous sont chères, elle les rend parfois inquiétantes et hideuses."

"Histoire du Necronomicon"
"Titre original :
Al Azif- Azif étant le nom que donnent les Arabes à ce bruit (émis par des insectes) et que l'on entend parfois la nuit, et qui est censé être le hurlement des démons."

Voilà, je vais m'arrêter là, sur le Necronomicon, le livre de nécromancie de l'Arabe dément Abdul Alhazred. Livre maudit totalement inventé par Lovecraft dans ses fictions, parmi d'autres livres maudits. Mais le Nécronomicon a trouvé une véritable vie dans les écrits du "reclus de Providence" à tel point que certains croient en sa réelle existence...
Mais revenons à nos entames !  Incroyable n'est-ce pas ? Comment ne pas continuer à lire ces (courtes) nouvelles après une entame pareille ?
Je vous invite à les lire et à lire toutes les oeuvres de cet énorme écrivain qu'est Lovecraft.
Ses oeuvres complètes ont été publiées dans trois volumes de la collection "Bouquins" de chez Robert Laffont.
Enfin, pour une bonne connaissance de l'oeuvre de Lovecraft et de l'écrivain lui-même, je ne saurais trop vous recommander la lecture de mon livre :
"Lovecraft est parmi nous" disponible ici :
http://www.edilivre.com/doc/3178
Contenu du livre :
Par Pierre Dagon :
Novellas :
- Lovecraft à Espérance     
- Les Âges sombres        
- L'Alchimiste
Dossier sur les cinq œuvres fondamentales de Lovecraft.     
Interview de Lovecraft par Pierre Dagon  
Par Alain Pelosato :
Lovecraft et la nature            
Lovecraft au cinéma          
Petit lexique de l'inquisition et de la sorcellerie
(en référence à la nouvelle de Lovecraft "La Maison de la sorcière")   

 

Publié par pelosato à 20:38:11 dans pelosato | Commentaires (0) |

Comité de lecture | 29 octobre 2008

Les "comités de lecture" des "revues" de SF font parfois sourire. En consultant mes archives j'ai retrouvé le courrier que j'avais envoyé en juillet 1997 au rédacteur en chef de Bifrost suite à l'avis favorable du comité de lecture pour ma soumission de plusieurs de mes nouvelles. Vous verrez que le "lecteur", bien qu'ayant donné un avis favorable, n'avait pas tout compris à mes fictions. Malgré cet avis favorable, le rédacteur en chef n'a pas publié mes nouvelles. Elles ont finalement été publiées dans le recueil "Le Chant de la meuille" aux Editions Naturellement et réédité chez le Manuscrit.

Voici le courrier que j'avais envoyé à Bifrost en juillet 1997 : 

Olivier Girard
Rédacteur en chef de
BIFROST
Cher Monsieur, 
J'ai reçu avec grand plaisir l'avis de David Sicé sur les trois nouvelles que je vous ai envoyées.
Je trouvais déjà Bifrost très bien et je constate en plus que vous traitez le travail des auteurs avec sérieux et courtoisie. Chapeau ! Vous transmettrez mes remerciements à David Sicé.
Sans vouloir en rajouter, je voudrais néanmoins apporter quelques précisions suite à des questions qu'il se pose, notamment sur la nouvelle « Le Sang de Giglio Fava ». Je l'admets, c'est un peu complexe, et pas très grand public...
David n'est « pas très sûr du style ancien français du conte en extrait p. 2-3. Sauf erreur de (sa) part, la quête de la mère n'est pas typique des récits arthuriens... » Et pourtant, si ! Ces deux extraits sont tirés de « Perceval le Gallois » de Chrétien de Troyes, traduction de l'ancien français par Lucien Fouler... Et justement, dans ce texte, toute l'aventure part de la quête de la mère, et c'est dans ce but que je fais cette longue citation, car mon histoire est une histoire d'inceste !
Autre chose : David écrit qu'il ne connaît pas l'œuvre de Hoffmann, « Princesse Brimbilla » et se pose un problème - dans le cas où le sang jouerait un rôle clef dans cette œuvre - d'originalité. Très bonne question ! C'est justement que le sang ne joue aucun rôle dans le livre d'Hoffmann sauf que Giglio Fava, héros malheureux, subit, à un moment, une saignée, thérapeutique courante de l'époque... Le problème posé par « Princesse Brimbilla est celui du double. Et si Bretagne répond si facilement aux énigmes (allusion, là aussi, à la quête du Graal) c'est qu'elle a lu « Princesse Brimbilla ». Quand au risque de se faire accuser d‘« un recyclage éhonté », j'ai cru l'éviter par le titre qui annonce ouvertement la couleur, puisque Giglio Fava (ce qui veut dire Lys Fève...) est le héros principal de « Princesse Brimbilla ». 
Bon, d'accord ! Tout cela est difficile. Mais un hommage à un auteur est toujours mieux compréhensible par ceux qui connaissent son œuvre... On pourrait peut-être publier la nouvelle et organiser un concours : celui qui trouvera toutes les références à Hoffmann et à la quête du Graal aura gagné.. Je plaisante !
Je trouve donc injustifiés les « doutes » de David sur « la profondeur de mes recherches », cela serait même plutôt le contraire ! Ainsi, par exemple, le terme « Azoth » n'est absolument pas un terme lovecraftien, mais le terme alchimiste qui désigne « le début et la fin », puisqu'il commence par la première lettre des alphabets hébreu, grec et latin (a) et finit par la dernière de ces mêmes alphabets (z, omega, taw). Ce terme désigne tout simplement le principe du Grand Œuvre. C'est donc le terme central de la nouvelle « La tête dans l'acide ».
 J'espère que je ne vous ennuie pas avec ces précisions. 
David m'a envoyé les « 10 commandements ». Si j'ai bien compris, je vous les retourne datés et signés.
Pour finir, quand me ferez-vous part de votre décision, car j'ai des projets pour ces nouvelles, mais je  garde la priorité à Bifrost ?
 Bien à vous et encore merci, quelle que soit votre décision. 

                                                                                                                        Alain Pelosato

Amusant non ?
Je n'ai jamais été informé de la non publication de mes nouvelles par Bifrost. Pas très poli de ne pas répondre aux courriers...
Mon recueil "Le Chant de la meuille" qui comprend les nouvelles soumises à Bifrost est disponible sur le site de l'éditeur ici :
http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=6820
On peut le commander en librairie ainsi que chez Amazon.fr, chapitre.com

Publié par pelosato à 10:21:02 dans pelosato | Commentaires (0) |

1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| >>